LA CAPTIVITÉ DES OFFICIERS DANS LES OFLAG DU IIIEME REICH  (MAI 1940 – JUIN 1945) :
LE DÉSASTRE ET LA PRISON

La conservation du souvenir fondée sur les mémoires individuelles ne pourra pas se perpétuer très longtemps : le moment est venu de construire une mémoire collective durable. Ceci implique que la spécificité de la captivité dans les OFLAG – ses antécédents  et son histoire -- soit décrite et reconnue.

L’histoire de la désastreuse campagne de mai-juin 1940 a été rapportée jusqu’à maintenant de telle façon que l’opinion fait peser sur les officiers qui commandaient sur le terrain une part de la responsabilité de la défaite. En vérité, ils étaient les instruments d’une doctrine qui voulait ignorer l’évolution des armements observée dès la fin de la première guerre mondiale. Avec des moyens inadaptés et tragiquement insuffisants, ils ont cependant mené avec leurs hommes des combats héroïques meurtriers mais vains.

A ce drame a succédé pour eux la prison : certes, les OFLAG ont été des prisons humiliantes mais aussi, des creusets de culture, orientés vers l’affirmation de l’identité nationale face aux propagandes conjuguées des nazis et de Vichy.

A Soest dans les bâtiments de l’ancien OFLAG VIA, le « Geschichtswerkstatt Französische Kapelle eV » [Atelier Historique de la Chapelle Française ou GFK] vient d’installer dans le bâtiment qui abrite la Chapelle Française un musée de la captivité des officiers qui sera inauguré en 2009. Des travaux de restauration des fresques de la Chapelle Française grâce à des financements locaux et à une contribution importante du Souvenir Français.

Il appartient désormais à MACS et au GFK d’œuvrer pour confier à des spécialistes l’étude objective de cette période douloureuse de notre histoire et ouvrir ainsi la voie aux enseignants en charge de faire connaitre à leurs élèves le drame qu’ont  vécu ceux qui en ont été les acteurs. Et MACS doit se préparer à participer à toute commémoration des combats de mai-juin 1940 et de la captivité.

La valeur hautement symbolique des actions conjuguées de MACS en France et du GFK en Allemagne pour assurer le respect et la conservation de cet « îlot de culture française en Westphalie » que constitue le Bloc 3 du camp de Soest est unanimement reconnue et offre une contribution notoire au rapprochement franco-allemand.

Les actions poursuivies sans relâche dans le domaine de la Mémoire tant en France qu’en Allemagne ne prendront toute leur portée que s’ils laissent une trace dans l’Avenir et d’abord dans l’Histoire.

 


Meiningser Weg 20
59494 Soest (Westfalie)
Ancien Oflag VI A